Article de Sylvie Lartigue - 12 juillet 2011 - 1001libraires
Le mot récurrent pour définir le libraire ? "Conseil" ou "passeur". Le potentiel lecteur attend d'être orienté dans ses choix selon ses goûts. Face à l'impersonnalité de la grande distribution ou au manque de spécialisation des vendeurs des grandes chaînes, on attend du libraire qu'il ait lu (presque) tous les ouvrages de sa boutique.
Le vendeur de livres participe au dynamisme d'une ville.Conseil, certes, mais aussi temps à offrir aux lecteurs. Le libraire se définit spontanément comme un passionné de littérature, mais surtout un fondu de l'objet-livre qui a même du mal à imaginer qu'on ne puisse pas être "papierophile". A la différence des grandes chaînes, il peut ajouter la valeur "temps" pour transmettre sa passion, mais aussi pour vendre ses ouvrages : loin de lui l'idée inverse de se faire passer pour un philanthrope.
Entre philanthrope et commerçant, il existe un juste milieu dans lequel le libraire essaye de se situer.
La librairie indépendante joue un rôle majeur pour la promotion de la diversité culturelle dans notre pays. Dans la mesure où elle emploie une main d’œuvre qualifiée et nombreuse, son développement a des répercussions directes en termes d’emploi. Ce commerce de proximité contribue par ailleurs à l’aménagement culturel du territoire en favorisant l’animation des centres-villes, y compris dans les villes petites et moyennes, et de leur périphérie.
Elodie Hisler, de la librairie Hisler-Even